Accueillir un artiste en résidence, c’est l’associer au quotidien de notre théâtre, lui ménager des espaces pour prendre le temps de créer un spectacle, l’accompagner dans cette démarche, lui proposer d’intervenir à nos côtés dans le cadre de nos actions de médiation. C’est aussi cheminer ensemble pour enrichir nos parcours respectifs en restant attentifs à de nouvelles initiatives qui pourraient naître de ce compagnonnage. Cette année, nous avons le plaisir de démarrer une nouvelle collaboration avec Charles Leckler.

Charles Leckler est comédien, metteur en scène, plasticien et musicien. Il s’exprime et crée au sein de deux compagnies, La Diapositive et la compagnie Gravité 9.8.

 

La Diapositive est un quatuor composé de Robinson Courtois, Coline Kuentz, Waldémar Szymanski et Charles Leckler qui propose des spectacles explosifs, ancrés dans les enjeux de société. Le théâtre d’objet, la création musicale et la lumière occupent une place centrale dans leurs créations. Ils cherchent ainsi à activer l’imaginaire visuel et sonore, tout en interrogeant le réel au fil d’histoires satiriques et universelles. Cette saison, la compagnie jouera au TAPS son premier spectacle : Les voyages de Gulliver (cf p. 45)

 

Dirigée par Charles Leckler, la compagnie Gravité 9.8 a pour objectif de faire entendre des textes d’auteurs et d’autrices contemporain·es et place le jeu au cœur de son processus de création.

Gravité 9.8 tient son nom de la gravité sur terre, 9,8 newtons par kilogramme. Toute vie sur Terre s’est développée en luttant contre ces 9,8 N/kg. C’est notre identité commune. C’est la même force qui agit sur l’arbre qui cherche à s’élever, la pierre qui roule, deux corps qui se frôlent, s’embrassent ou s’affrontent.

À travers des textes contemporains, la compagnie cherche à raconter les humains : leurs luttes quotidiennes, leurs élans, leurs chutes et leur désir d’élévation. Le temps d’une représentation, libérons-nous symboliquement de ces 9,8 N/kg pour observer notre monde, ses tensions et sa beauté. Et, à travers ce qu’il est, rêvons à ce qu’il pourrait être.