Chaque année, le TAPS associe deux artistes à sa saison théâtrale.
Cette saison nous accueillons le metteur en scène Yordan Goldwaser qui rejoint Houaria Kaidari. Ensemble, ils co-dirigent les Actuelles, temps fort du TAPS dédié aux écritures contemporaines de théâtre, dont la 29ème édition aura lieu en mars 2026.
Vous les croiserez également lors des soirées de présentation de saison et dans nos salles les jeudis soirs lors des « Après-coups ».
Les artistes associé·es, co-directeur·ices des Actuelles, nous parlent du festival :
« Je suis très touché par l’invitation qui m’a été faite de poser mes valises dans ce lieu si particulier pour moi.
Depuis 2019, le TAPS accueille toutes mes créations : La Ville de Martin Crimp, Les Guêpes de l’été et Illusions d’Ivan Viripaev. Au fil des années, une relation de confiance s’est construite avec ce théâtre.
À l’origine de chacune de ces créations, il y a une lecture. Une rencontre avec un texte qui m’interpelle parce qu’il me fait rire, parce qu’il me donne envie de bouger, de crier, de murmurer, de plonger dans des silences.
J’aime entrer dans l’exploration d’une langue sans savoir comment elle va me transformer. Ce qui me passionne dans le travail avec les interprètes, c’est cette circulation autour d’un objet qui nous demeure toujours mystérieux. Faire du théâtre à partir d’une écriture, c’est renouveler sans cesse l’expérience de ce déplacement vers l’autre.
Aux Actuelles, les textes trouvent cet espace de recherche et de rencontre où, dans le partage avec le public, surgissent des résonances et des interprétations inattendues. »
Yordan Goldwaser
« Après deux années tissées de rencontres et d’élans précieux aux côtés de Logan Person, je suis heureuse de poursuivre l’aventure des Actuelles sous l’éclat d’une voix nouvelle et d’un autre regard.
J’ai toujours pensé qu’un festival de lectures était avant tout un espace de circulation : entre les artistes, les auteurs et autrices, les spectateurs et spectatrices. Entre l’intime et le collectif. Entre ce qui s’écrit seul et ce qui se découvre ensemble. Ce qui me touche dans les écritures contemporaines, c’est peut-être justement leur fragilité, leur manière d’avancer à tâtons, de trébucher parfois.
Aux Actuelles, ces voix sont accueillies comme on entrouvre une fenêtre : pour laisser entrer l’air, le trouble, l’inattendu. Ces écritures nouvelles ne cherchent pas toujours à séduire. Elles cherchent, avant tout, à dire — autrement, à côté, en marge. Les entendre demande une écoute qui ne soit pas conquérante, mais attentive, presque fragile. C’est pour moi ce qui fait la beauté de ce festival. C’est cet endroit où les artistes y exposent leurs tentatives, leurs doutes, leurs fulgurances. Et où le public, lui, devient témoin d’un geste encore en train de se faire et parfois même partenaire d’un mouvement en train de naître.
N’est-ce pas là, dans cet entre-deux fragile et délicat, que commence véritablement la rencontre ? »
Houaria Kaidari